Dans toute leur diversité et leur beauté, les langues développent, au fil du temps, expressions imagées et proverbes. Pour dire la même chose, les tournures sont souvent très différentes d’un idiome à l’autre.


Dans son travail quotidien, l’équipe plurilingue de Movetia est régulièrement mise en difficulté par des tournures et expressions qui diffèrent d’une langue à l’autre quant à leur sens et/ou à leur structure. Prenons le temps d’examiner quelques tournures et expressions du français et de les comparer à leur équivalent allemand.

«Se mettre quelque chose dans le ciboulot»

Cette expression française signifie faire en sorte de bien retenir quelque chose. En allemand, la tournure qui exprime la même chose se présente très différemment puisqu’on dit «sich etwas hinter die Ohren schreiben» (litt. «s’écrire quelque chose derrière les oreilles»).

«Etre un drôle d’oiseau»

Cette expression n’est pas très positive. Lorsqu’on qualifie quelqu’un de drôle d’oiseau, cela signifie qu’on le trouve un peu particulier, voire atypique. Traduite littéralement («ein komischer Vogel sein»), la tournure existe en allemand et a le même sens.

«Il faut souffrir pour être belle»

Cette expression signifie que tout a un prix et que pour obtenir une belle apparence physique, il faut endurer des souffrances. L’allemand connaît une tournure presque identique: «Wer schön sein will, muss leiden» («Qui veut être beau doit souffrir»). La même idée se retrouve donc dans les deux langues.

«Jamais deux sans trois»

Pour terminer, arrêtons-nous sur une expression très connue. Elle signifie que la troisième tentative sera la bonne, ou encore que les bonnes (ou les mauvaises) choses ont tendance à s’enchaîner. En allemand, le sens positif de l’expression française est rendu par une tournure un peu différente: «Aller guten Dinge sind drei» (litt. «Toutes les bonnes choses vont par trois», parfois utilisée dans sa traduction littérale en Suisse romande).

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